dimanche 26 décembre 2010

Black Hawk Down

Nous sommes des enfants gâtés.
En croûte. Des enfants pâtés.
Sans peur et sans reproche, mais aussi sans menace
pacifistes au sang chaud, la guerre nous fait défaut.
Le conflit coule-t-il réellement dans nos veines?
d'où vient que les films de guerres n'ont jamais été aussi appréciés?
Est-ce notre propre catharsis? notre nouveau devoir de mémoire? Les soldats qui se battent, vont se battre au bout du monde et point de corps, point de champ de bataille à la gloire des écorchés.
Notre adrenaline à nous, occident occidé, c'est de trébucher sur la glace impromptue, qui se forme dans nos rues, trois jours tous les cinq ans. Que savons nous de l'effort? Que savons nous du vivre? Tout juste, pour quelque uns, demeure le savoir-vivre.
Que des règles, que des codes, pour pouvoir consommer, en bon chrétien en somme. Avons nous un but? Quelle est la flamme à la fenêtre? Que de jours passés, assis, dans l'espace clos de nos maisons, cherchant en vain des heures, vagues occupations. Livre ou musique, ou bien télévision? Nous sommes seuls et sans raison, faites-nous passer le temps, délivrez-nous de nos missions.
Des combats par millier, nous pouvons engager, trouver au coin des rues, de qui, de quoi se battre, et à perte de vue, des âmes éperdues, des pays déchirés...
Billet idéaliste, que ferais-je à la minute, où l'écris terminé, vient le temps de l'action. Que faire? A quoi dédier ces bouffées de volonté, chaleur fugace, l'envie de s'arracher aux complaintes écarlates des pensées fénéantes.
Regardez quelque film, prenez-le d'outre-atlantique, et par un jour de pluie, plongez vous dans ces images, à la gloire des armées, aux actions héroiques, aux musiques envoûtantes, aux âmes des contrées sauvées par tous ces bleus. Les rangers au formations cadrées, G.I humanisés. Et l'envie vient soudain de sortir de son lit, d'aller monts et vallées, chercher aux chants patriotiques l'élan des héroiques. Tout donner, se peut-il, que la guerre seule donne à l'homme, cette image de lui-même, ce sentiment de force?
D'où vient que la violence nait parfois de cette oisiveté? Peut-on dire sans médire, retournez dans les mines, suez pour vos enfants, et vite vous oublirez les grieffs du voisins? Que penser?
Injustice, égoïsme, paresse et vanité...Quelle est la part de l'homme dans cette bestialité? Casque bleu, casque rouge, quelle couleur pour tuer? Doit-on être pacifiste? Quelle guerre justifier?
Cette question de guerre juste, maintes fois fut posée, et planchent les petits blancs, sur les bancs des bibli? Que savent-ils de la guerre? des enfants torturés, quand torture dans leur bouche ne veut dire que musée?
Il faut croire aux missions, savoir trouver l'objet, sur lequel porterons et nos peines et nos dons.
Chaque jour a sa peine, sachons faire fructifier, tout les mots et les graines que nous pouvons semer...

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