dimanche 14 août 2011

Normandie

Des haltes Normandes, j'ai préféré Honfleur
Les ardoises noircies des villes hanséatiques,
Les fantômes pêcheurs, les pavés anarchiques,
Et surtout de la pluie l'étonnante fraîcheur.

Arrivée au matin, le bout des pieds tout froid,
J'ai trouvé premier refuge au lavoir perdu
Jusqu'aux tuiles oranges du faîte du toit
La mousse avait, contre, irrémédiablement crûe.

Les mâts, tels des archers, crissaient le long des cordes
Demandant aux passants, pour eux miséricorde,
Symphonie silencieuse en d'eau le long du port.

Car enfin découvrons, Baudelaire l'a fait,
Du village cendré, les multiples attraits,
Et trouvons de son gris, les ardents reflets d'or.

3 commentaires:

  1. Ah Honfleur... Dire que je n'aurai pas l'occasion d'y aller cette année... Snif snif...

    L'objectif était-il de faire un sonnet ? Si oui, ne manque-t-il pas un tercet et quelques pieds ici ou là... :-) :-)

    Ton cousin

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  2. Voilà, cher cousin, la version achevée (si tant est qu'un poème puisse être achevé..disons que la forme est plus ronde)
    Une erreur de frappe avait fait paraître le message incomplet.
    Merci en tout cas de ta lecture et de ton attention.
    Je tenterai de répondre à ton autre post qui m'a également touché (et questionné).

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  3. J'aime beaucoup l'idée de quelqu'un perdu qui trouve refuge dans ce décor mouillé face au port de Honfleur. Quand on est étranger, seuls les ports paraissent familiers. Les ports sont l'ancre des déracinés.

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