lundi 16 mai 2011

la jeune fille et la vie

De la jeune fille sous la mue de l'Aurore,
Tu as choisis le nom parmi les Danaïdes.
Tu as scellé d'un mot l'aria de son sort
Redonné ses couleurs à cet être livide.

D'Albâtre ou de carmin, tu ne sais plus choisir,
Tant la frêle vestale a le teint malléable
Que tu tendes la main, tu la feras rougir
C'est le grain de sa peau, qui se veut agréable.

De rives en rives, Patience qui n'attend point,
Nargue tous les amants, fait palpiter le sein
Et trouble d'incertitude les sourires ravis.

L'un ne sait que faire, surseoir ou s'engager
L'autre voit chavirer apparence et pensées,
De quoi perdre, tous deux, sommeil et appétit.

dimanche 8 mai 2011

@constant: cacahuète

Prends place ami et commençons à festoyer!
Sens-tu déjà du dîner fameux le fumet?
Ce soir pour toi, j'ai sorti du vaisselier les plats,
Ceux des grandes fêtes et de nos soirées pizza.

J'ai mis enfin tout mon coeur à cet ouvrage,
Je l'ai garni d'oignons, d'ail et de fromage,
Mais patience ami, il faut que l'oeuvre cuise,
J'ai pour te sustenter, là, quelques gourmandises!

Veille bien cependant, à garder main légère,
On les prend par poignées et c'est un vrai mystère,
On refait, sans y penser, maintes fois la pirouette.

Car elles sont alléchantes et quelques peu joueuses,
Elles rendent à l'occasion, nos entrailles noueuses,
Mais on aime à croquer les blondes cacahuètes.

jeudi 5 mai 2011

design

Voilà trois mois que j'ai pris l'habitude de monter les escaliers pour arriver jusqu'à chez moi.
Du sport du sport du sport, 4 étages à la fois!
Vous me direz, pas grand chose, on s'y fait vite,
Et puis rien de mieux pour être énergique.
Pourtant ce matin, croyez-le ou non
J'ai trouvé l'annonce de très bon ton
D'apprendre qu'enfin l'ascenseur
Avait retrouvé force et vigueur!
J'arrive à l'entrée, nouveau bouton,
J'appuie, j'attends et avance le peton.
Lors j'entre dans la boite à gants,
Quel n'est pas mon étonnement!
Du tout neuf, du tout beau,
Du design presque art nouveau,
Noir et argent en ménage
Pour nous faire changer d'étage.
Chose bien simple j'en conviens,
Car qui se soucie du teint
D'une glace ou d'un coin?
Et pourtant, me voilà
ce matin toute en joie :)

mardi 3 mai 2011

information

Zut je n'ai pas finis mon sandwich. Je dois attendre devant la porte de la bibliothèque.
Derrière les vitres, je vois l'écran de télévision qui s'anime. Journaliste, sous-titres jaunes (ah ce jaune...), flash et images en boucle.
Bien sûr Ben Laden. Je n'entends pas ce que dit le journaliste, je vois ses lèvres se mouvoir et pourtant, il est si facile d'imaginer l'idée. Quelques images, qui ne montrent rien cependant. Des gilets jaunes, devant Charing Cross, sous l'Arc de Triomphe...les pays occidentaux, qui se sont si vite réjouis de la mort de cet Arlésien d'Oussama, se sont souvenus que derrière le chef se cache l'armée.
Ils ont cru un instant que Troie était sauvée. Qu'Achille étant tombé, les grecs s'en seraient allés. Point d'Hélène dans l'histoire, mais nous sommes quand même poires de croire à cette idée!
Avant de vendre la peau de l'ours (même tué), assurons nous que nous saurons la dépecer correctement. Et hier, les Américains, mais aussi nombreux parmi nos dirigeants, n'ont pas su avoir la victoire modeste. Un peu plus et aurait presque cru qu'effectivement, les Américains avaient respecté les traditions d'inhumation musulmanes...en jetant le corps d'Oussama Ben Laden dans la mer...
Je ne savais pas qu'un corps à la mer pouvait très précisément couler  perpendiculaire à la direction de la Mecque, ni qu'il pouvait demeurer couché sur le côté, le regard vers cette même Mecque et surtout, surtout, qu'un corps jeté à la mer puisse être en réalité inhumé en pleine terre...
Mais peut-être suis-je mauvaise langue et Ben Laden a été disposé dans un cercueil rempli de terre, avec des  aimants maintenant une orientation fixe.

En réalité peu importe. Je m'étonne simplement qu'on puisse se débarrasser aussi vite d'un corps si emblématique. Et cela ne fera pas disparaître Al Kaida. L'art de la guerre n'a que peu évolué depuis le temps des chevaliers. Devant les fantassins s'élance le héros en armure, et si par hasard il est touché, un autre apparaît sans doute. Qu'il prenne seulement l'étrier du précédent meneur et le voilà sacré.
Tout juste les occidentaux ont-ils tenté de se prémunir contre un mauvais présage, celui de voir Ben Laden resurgir d'entre les morts et tel Le Cid sur son cheval, guerroyer depuis l'au-delà.
Quoique...