dimanche 14 août 2011

Normandie

Des haltes Normandes, j'ai préféré Honfleur
Les ardoises noircies des villes hanséatiques,
Les fantômes pêcheurs, les pavés anarchiques,
Et surtout de la pluie l'étonnante fraîcheur.

Arrivée au matin, le bout des pieds tout froid,
J'ai trouvé premier refuge au lavoir perdu
Jusqu'aux tuiles oranges du faîte du toit
La mousse avait, contre, irrémédiablement crûe.

Les mâts, tels des archers, crissaient le long des cordes
Demandant aux passants, pour eux miséricorde,
Symphonie silencieuse en d'eau le long du port.

Car enfin découvrons, Baudelaire l'a fait,
Du village cendré, les multiples attraits,
Et trouvons de son gris, les ardents reflets d'or.