lundi 7 mars 2011

tailler sa réussite....sans tailleur

Ce matin entretien...
Hier préparation, investigation, conversation, introspection...
Pourquoi le soleil? Pourquoi l'oseille? Pourquoi le conseil?
Les mains pas sous la table, pas croisées, pas serrées, pas grattées; le regard pas de biais, pas en coin, pas fuyant; les mots pas vulgaires, pas clichés, pas machés; le dos pas vouté, pas tordu, pas penché.
Et surtout, du naturel, si possible revu et corrigé.
Il en pleut des idées pour passer les palliers et surtout jusqu'aux pieds, gardez le look copié-collé.
Il est, rumeur oblige, IMPENSABLE de se présenter chez E&Y, PwC et autres gourmandises, sans la tenue du consultant.
Aux garçons les anglaises (-chaussures pas coiffure-), les pinces (-de pantalon pas chignon-) et la cravatte.
Aux filles...et quoi aux filles?
Le tailleur est-il encore l'équation sinéquanone d'une embauche réussie? Les féministes mordues se sont-elles imposée cette rigueur vestimentaire? Voyez-vous, au bout de l'open-space, la collègue le cou serré et les lacets noués? Point du tout, mon cher Monsieur, la jupe est demeurée.
Plus encore, on en fait les échos, Madame peut réussir, en talons et chapeau. Il semble bien qu'ici, la femme ait su tout prendre, le beurre, l'argent du beurre, et le Kelly croco.
J'ai lu, il y a longtemps, un article sur l'idée, que la femme en Chanel, peut monter les échelles. Passons sur le grand luxe, l'achat se fait ensuite, restons sur le tailleur et ses ennemies jurées.
J'en suis, et n'en déplaise, je reste convaincue, qu'on peut -et en tout lieu- se passer de la règle.
Comment comprendre pourtant, que la femme ait si bien réussi ce pari, d'infiltrer le milieu en en changeant les codes? Doit-on considérer le pouvoir en nos mains, ou comprendre à l'inverse, que ce n'est dans les faits, qu'un machisme déguisé?
La femme a-t-elle su garder sa féminité comme une affirmation en sus de son intelligence, ou ce laxisme vestimentaire est-il la matérialisation d'une condition établie par les hommes, et selon laquelle, la femme, pour s'intégrer, doit montrer le mollet?
Je ne sais que penser, il nous faut mieux chercher, je laisse aux sociologues -si ce n'est déjà fait- l'art de réflexionner sur salaires et couture;
Je me fais -sans aller jusqu'à la robe de bure- l'avocate invétérée du tailleur décoiffé!

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/femmes-mode-et-pouvoir_477551.html

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