mardi 4 janvier 2011

LU...

"Fin novembre, les marchés ont fait brièvement monter le coût des emprunts belges. En décembre, l'agence de notation Standard and Poor's a averti qu'elle pourrait dégrader la note du pays si un gouvernement n'était pas formé bientôt", Le Figaro, lundi 3 janvier 2011

....Quels sont ces nouveaux super héros de marchés financiers? Comment ont-ils réussi ce tour de force, cette théâtrale prise de contrôle sur notre conjoncture économique et politique?
Est-il possible que les agences de notation deviennent les Banques centrales politiques des européens, qu'elles nous annoncent et nous imposent des notes directrices, qui influeraient sur les évolutions politiques?
Peut-on réellement croire que ces menaces de dégradation des notes aient un réel impact?
Il semblerait que oui, au vu des sorts réservés à la Grèce et à l'Irlande, même si, avouons-on le, ce n'étaient que les gouttes d'eaux qui ont fait déborder les vases budgétaires...
Peut-on, doit-on envisager des actions similaires sur l'Espagne, la Belgique...Les agences de notations peuvent-elles impunément -et ce malgré les multiples critiques dont elles ont été l'objet- nous transmettre leurs plans d'"action" et jouer avec nos anticipations rationnelles et les volontés de nos politiques?

Expliquez moi ce mystérieux pouvoir qu'on les marchés financiers, qui fait si peur à tout le monde que, après des mois et des mois de négociations et d'échecs, les protagonistes de la crise belge semblent s'être soumis à cet ultimatum dégradant..Qui va finalement prendre en compte cette note? Qui va sérieusement croire que la situation belge n'était pas réellement délicate avant cette hypothétique notation? Cette transparence du jeu des agences de notations a-t-elle réellement pour but d'être efficace et comment comprendre ces jeux de signaux?

Après que nous nous soyons laissés bernés par les systèmes de notations des actifs titrisés et leurs "AAA" prometteurs (qui, soit dit en passant, signifiaient simplement que la créance considérée est la mieux notée au sein du portefeuille de créance dont elle fait partie, la qualité globale des créances du portefeuille par rapport à l'ensemble du marché n'étant en rien pris en compte dans la notation), est-il possible que nous accordions un quelconque crédit à ces notations -négatives- des pays? Qui en aurait l'utilité? Quelles en seraient les conséquences véritables?

Dévoilez-nous le dessous des cartes!!!!

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