mercredi 8 décembre 2010

la neige la neige la neige

Il neige sur Paris depuis plusieurs heures.
J'aurais voulu courir, rire, goûter la neige et sourire aux gens. Je ne sais pas pourquoi la neige appaise et met de bonne humeur.
Un ami m'a dit que c'est surtout les filles...la faute aux oestrogènes.
Bref ça tourbillone, ça coule le long des cheveux, sur les cils et dans le cou et encore une fois, il y a ceux qui aiment et ceux qui bougonnent.
Forcément, tout le monde se rue vers les bouches de métro ou dans les magasins..et puis il y en a certains qui aimeraient flâner plus longtemps et prendre en photo chaque branche bicolore, chaque tuile blanchie, chaque fenêtre embuée. Je suis de ceux là. Malheureusement, la vie n'est pas pour les poétiques, elle leur rajoute des sacs, des manteaux, des horaires et des destinations.
Les parisiens, tous coincés qu'ils sont dans ces ci-nommées contraintes, s'étonnent, se bousculent, vascillent sous le poids de ces flocons turbulents et rebelles.
Que pasa? disent les touristes qui hésitent encore à s'émerveiller ou maudire sans vergogne la météo qui leur rends la ville lumière si branlante.
L'adversité colle des sourires aux jeunes désarçonnés, flanque la trouille aux grannies emmitouflées et rapproche les couples ennamourés. Ah la neige: nouvelle technologie de communication? A quand le retour à msn...on se colle, on s'agrippe, le souffle chaud dans une nuque, un gant perdu, un pied glissant, un rien suffit à tous ces être un peu perdus pour rattraper au vol un bout de sourire empathique et renouer avec tous ses voisins...
Et puis j'arrive rue Saint Guillaume et j'aime les étudiants en pull, la barbe naissante humide, le cheveux drôlement vieillisant et les mocassins déclassés par la boue...rien ne les perturbe et le macBook est vaguement caché sous la Bompart. Ils vont, ils viennent et n'oublient pas, entre le 27 et le 29, de griller leur ultime cigarette, parce qu'après, promi, ils s'enferment jusqu'à 21h avec leur droit des contrats...
moi aussi d'ailleurs :)

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